Des tas de trucs.
Quand j'aurai compris comment font tous ces gens qui bossent pour poster 2 fois par jour.
Ma refonte ministérielle, c'est de reconduire la Yulité de ce mini monde. Qui est à la vraie vie ce que le Babybel est au Comté. Mais qui n'aime pas faire des petits bonhommes avec la cire rouge?
Le bureau des réclamations c'est ici.
Au début c'est autour de la table. Passe moi le baba ghanouj. C'est la faïte de Cousteau. 30 ans. Tiens, de la Despé, tu as trouvé ça ici? Oui, la classe de la bière alsacienne packagée en mexicaine est sous estimée. Opération regression réussie. Avec les tartelettes du portugais. En plus. C'est un peu ça Montréal.
La sauvagerie n'est pas encore déclarée. Avec le Cahors qui goûte la commode ikéa, Idé déclame un haiku . En V.O même pas sous-titré. Tu sais, celui de la grenouille qui saute dans le petit étang et dont le poète a su capturer l'intensité du geste. Je cite. C'est un peu ça.
Entre deux, Framboise m'annonce un presqu'imminent et permanent départ vers sa Suisse pas du tout natale, mais tellement généreuse en bourses. C'est un peu.
Balcon clope neige projet de Barbades pour Cousteau projet de plateau Mont-Royal pour moi. Et Karlmarkse qui râle en filigrane. Ça me manque des fois.
Taxi Diamond mon ami me dépose, là juste ici merci. En face du banc de neige, vous êtes sûr? Et framboise va s'en aller.
Je rentre dans le noir du bar. J'aime ces moments quand la musique est forte à te plaquer contre le mur. Et tu luttes (dans le flex ou dans la communion, c'est ton choix), et tu te demandes qui de toi ou Tiga va ressortir gagnant de ce combat. Mon pusher de bonheur est là. The rest is history.
Bon après forcément, ça se gâte. A la fin on descend au vestiaire récupérer les manteaux. Gros bordel. Je suis toute en compassion pour le mec qui galère derrière parceque bon :) Quand il me rend ma doudoune profilée en duvet svelte, je m'interroge: mais que donc ou est le sac à main qui était avec tout ça, mon bon? Ah oui, ça non faut aller de l'autre côté là que vous avez laissé vos affaires en début de soirée. Et j'y vais comme ça sans ticket sans rien? Oui t'inquiète pas, la fille là bas est super physionomiste. Qualité, c'est vrai, pratique pour reconnaître les gens. Donc physio: utile. Physio bourrée: pas utile. Ouain, il avait l'air de quoi ton sac? Tu veux tu aller jeter un coup d'oeil en arriaïre pou'l reprendre? En gros, c'est la halle au sac et la fête du slip réunies dans un évènement festif unique: la halle du slip. Niveau sécurité check, elle travaillait pas à Dorval. Parcequ'à Dorval ils te piquent avec des Babybel, c'est les jôles thaïlandaises. Donc en boîte pareil mais beaucoup moins quand même.
J'entends encore mon cri de surprise hypocrite à l'ouverture de ma dernière facture de cell. Dans le cadre du programme Prenons Nous en Main, j'appelle la gentille responsable de mon compte, le SAC étant encore gratuit. Je lui exprime mon mécontentement et lui demande de me proposer un autre plan. Le but est que la somme finale une fois inclus les onze options, les frais de réseau, les taxes, les retaxes, et la douzaine d'huîtres, reste en dessous du PIB du Bouthan. Il arrivait que mon cell sonnât d'une façon tout à fait inopportune, non seulement sans considération de la tranche horaire, mais surtout sans afficher la photo du mossieur ou de la madame qui appelle. Ça me fait le numéro inconnu. Dans des périodes de doute (retard à un rv, truc à rendre) je m'abstiens de répondre si je ne connais pas. Non seulement pour des raisons d'évitement de prise de tête mais aussi et surtout c'est pas la fête au village, alors tu ne me gruge pas mon plan de comm personnelle sans que je t'aie rien demandé. Mais là puisque les appels entrants sont gratuits (oui, on n'est pas en avance. La téléphonie mobile, des sensations ... bien) je décroche juste histoire de voir. Ça rate pas, c'est toujours un boulet qui a oublié de bloquer son clavier, le truc se met à composer tout seul et ça tombe sur mon mien de number. J'écoute donc poussée par une curiosité tout à fait saine et pédagogique, ce qui se déroule à l'autre bout, bruits de pas, froissements dans la poche, ambiance la rue urbaine. Il y a 5 minutes par exemple j'ai eu l'honneur de rentrer dans la vie d'une anglophone stridente qui faisait du shopping avec son ami David. Je suis intéressante, si je veux.
Jour 4, on commence à prendre le rythme.
Sur un festival qui dure 11 jours, ça aurait pu être pire. Je caresse
doucement l'espoir de finir vers les 5h. Mais des petits boulets
toujours là pour faire sentir que non, leur courbe
d'apprentissage est ben spéciale. Ce qui nous garde là un peu
plus tard que de raison. Pratique, au moins quand on part on est surs
que le métro est déjà ouvert.
Hier soir j'ai eu droit à une connassette (une petite connasse, de D2 quoi) qui était très peu en joie d'avoir à faire à moi,
et elle me l'a bien fait sentir, regard de teckel schizophrénique à
l'appui. Elle aurait sans doute préféré mon collègue boïzband
avec ses cheveux à la Petit Lord Fauntleroy. Life's a bitch. Si j'avais
pu, j'aurais fait un rire comme Gargamel(le), mais on est pas là pour
ça.
J'aime bien sinon. Les gens du staf sont d'un naturel assez aimable.
Voire sympas. La boss est assez phénoménale. Elle attend d'être sure
que j'ai un truc urgent à faire (finir un rapport ou mon châle en
trombones), c'est là qu'elle me convoque à son bureau pour me raconter
comment elle a kiffé la bio d'Alexandre le grand (Maurice Druon). Elle
m'a bien motivé. J'irai à la BNQ le lire sur des canapés cheap.
Seul souci, depuis que la France a extrait le Brésil de Germany2006,
elle a décidé de jouer la carte de la finesse. Comme elle est de marque
portugaise, et qu'elle me cherche un peu rapport à mercredi, je décide de jouer la carte du iPod dans les oreilles.
6 minutes de métro cet aprem.
Je me dirige vers le fauteuil des tortures de mon nounours de dentiste.
Paradoxalement, il dégage une tranquilité et une douceur de vieux sage,
le bonze souriant assis en tailleur dans un nuage mauve, comme dans les
tableaux kitsch avec cascade animée chez les chinois sur St
Laurent.
Ce qui donne un remake de massacre à la tronçonneuse avec Casimir dans le rôle du tronçonneur.
Dans le metro, je m'enflamme toute seule contre le mec d'à côté (this
didn't come out right), qui traîne sur sa grille de sudoku. Pas un
chiffre en 5 stations. Son bic joue à la marelle sur les cases, genre
je compte. Mais pas. J'avais envie de lui demander pourquoi il se
faisait du mal comme ça. Que c'était azbine. Et que s'il voulait
vraiment insister, y a des grilles niveau 2 pour les nuls. Je lui ai
laissé la mienne.
So lame.
Après cette improbable journée de taf partiel, pas de quartier,
enchaînement sur l'anniv de crémaillère. Double concept, twice the
pleasure. Entre autres belles découvertes de la soirée, une animation de
Arthur de Pins. Je balance et je ressors, c'est dimanche de long
week-end, chacun son tour.
Grand moment de solitude. Anticipé.
Moins douloureux si on ne l'annonce pas? Que tout se finit. Que ce ne
sera que du dust in the wind. Ne me le dit pas et laisse les choses
arriver.
Mais alors quid de tous ces moments poingnants que nous vécûmes? Ces
instants euphoriques et ces accents graves? Ça fait 5 ans que ta voix
m'accueille dans la nouvelle journée, que tu dépoisse les sales
perspectives, que tu injectes de l'intelligence dans les ondes et que
tu files des tonnes d'adresses grano muzico bobos technos et vino.
Aujourd'hui j'ai mal à ma radio.
Marie-France Bazzo, t'en va pas! (Magnolia!)
Ou alors dis moi qui je dois contacter pour avoir ton job? Aha! (J'ai déjà mon propre micro. Juste pour comme ça.)
Nouveau joujou. Un blog sans pub, avec un espace disque moins pathétique et des heures
de plaisir à venir. Du coup je me sens un peu plus chez moi, alors je
l'IKEAise. Ça fait quelques minutes
heures que j'essaye d'installer le dewplayer. Après être passée par le
site du créateur, petite déprime: Il t'explique bien que c'est super
facile à utiliser. Two easy steps. Emballé c'est pesé. Oui, mais ça me
joue Jao Gilberto version François Perusse (Peyrus? Pérusse? trop la
flemme).
Donc après moults, nous y voici, et c'est avec une fierté non
dissimulée et le pollen dans la boucle que je nous offre ma petite
musique de printemps (regarde par la fenêtre. t'es pas heureux là?)
Ne jamais, à moins d'une menace de mutilation sur votre animal de
compagnie, traîter avec les abrutis de l'office du tourisme. Allez trop
sympa, je balance pas de quel pays.
L'office marocain. Mais que m'est-il donc passé par l'esprit? Aller les
voir pour une subvention?Qu'est ce que cet objet bizarre, la recherche?
Quelle drôle d'idée Fifi Brindacier.
Toujours est-il après négociations au mois de janvier,et après avoir
accepté mon projet, ils m'ont juste occulté de leur système.
Enfin des trucs de cours de recré. Comme quand tu joues a te cacher, tu
fermes les yeux, ce qui rend transparent (on me voit, on me voit pas).
Quand tu as 3 ans ou que tu es Chantal Lauby, c'est drôle.
"Non monsieur truc est actuellement en réunion" J'appelle le lendemain,
"Il est a Ottawa depuis 1 semaine". Quel ubiquite formidable ce
damoiseau.
Il doit être entrain de négocier un contrat extraordinaire avec
l'équipe de Stephen Harper, du calibre de la diplomatie interstellaire.
Programme couscous contre caribou. Ou alors de faire une coinche avec
ses potes au Best Western.
Mise à jour
Après 3 semaines, 9 messages laissés à la gentille secrétaire de
l'office du tourisme qui ouvre le bureau à des heures approximatives,
aucun retour d'appel.
On me trasferre à un sombre, mais alors sombrissime attaché d'adjoint
de crétin , qui me dit "on n'a pas eu de budget, y ci tout. Ci comme
ça" Cette phrase veut-elle dire quelque chose?
Est ce que tu comprends ce que je te demande? Est ce que c'est parceque
je ne suis pas Tazi que ma demade elle passera à la trappe? Est ce que
tu as lu mon dossier? Mais surtout, comment, après m'avoir donné ton
accord, tu te réfugies derrière ton secrétaire pour m'envoyer bouler?
So long Morocco, celui des obtus, celui des moustachus, des pas
couillus, celui de la mauvaise foi et du copinage tordu,celui de
l'opportunisme et de l'échine gélatineuse.
On prend les mêmes et on recommence.
Est ce que c'est l'idée du siècle tout ça? Le comme-avant n'est-il pas has-been? Il y a prescription au bout d'un moment, non?
Dur de dire merde (5 points pour l'allitération) à des comportements.
Il nous est par une règle implicite interdit de nous détacher (joyeux
fusionnels disfonctionnels), sans que ça ne sente la tension au
Moyen-Orient.
Pfff, la perspective d'aller me faire fraiser les molaires me rend peu fréquentable.
Et comme j'aime pas les notes que introspectives, chronique resto-sur-le-pouce d'hier soir:
Théoriquement, et même après vérifications empiriques, L'Académie
était un bon fast-food "apportez votre vin". Eh ben finalement pas. Je
crois bien qu'ils nous ont servi les pires moules de l'histoire du
nouveau monde. L'objet en lui même avait un bon rapport taille/chair,
mais ça flottait dans une espèce de mare mi-acqueuse mi-grasse, avec
des îlettes de poivre vert approximatif. Grosse restriction budgétaire
sur la crème et l'assaisonnement. Déception, plat foutu, soirée moulue.
Par contre, merci pour le poussage de chansonette dans la Yashmobile, que du bonheur.
La télé francophone, c'est pas gagné.
Des fois, heureusement qu'il y a téléQuébec.
Des fois pas.
Je suis pleine de sentiments contradictoires face à cette émission que je viens de découvrir: "Pure laine".
Une explication express du terme: pure laine désigne un(e) québécois(e) d'ascendance québécoise francophone blanc (merci Wikipedia)
Pitchons: la série traîte avec esprit et légèreté de la condition du
québécois et du Qc. Entre traditions et modernisme, schizo identitaire
et concensus mou, à l'ère de la mondialisation dans le cadre des
NTIC.
Ultra bateau. Titanic c'est du pipi de bébé phoque à côté. C'est donc ça qui m'a dérangé un peu.
Par ailleurs, entre deux vannes qui tombent à plat, y a des questions
"pas pire" qui sont soulevées, comme dans l'extrait sus-présenté, sur
le rapport aux immigrés. Bah.
Samedi matin, après ce qui m'a paru 25 minutes de sommeil, je suis
réveillée sauvagement par "Radio Ville Marie", radio catho funky, qui
passe du Thomas Fersen entre 2 prêches. Qui a joué avec mon tuner?
Le but d'un réveil aux aurores, c'est que j'ai déménagement. Je me
prépare psychologiquement, enfile ma tenue de combat. Un thé dans le
corps et c'est parti. En marchant dans la rue innondée par le soleil,
je me sentais invincible. Bibliothèque Ikéa et coussins du canap, rien
ne me résistera.
Seulement, ce qu'on prévoit plus rarement pendant ce genre d'activités,
c'est le boulversant marasme socio-perso que ça peut provoquer en nous.
Tout commence dans une sorte d'ambiance fourmis en formes, rassasiés de
croissants, synchronisées et les bras encore vierges de toute douleur.
On commence par les cartons marqués: "Déco de Noel", on charge l'auto,
on est petits joueurs, le Camion n'est pas encore là.
Au bout d'un moment, surtout saisis par le froid matinal de 11h (c'est
la règle de l'hiver à Montréal, plus il fait beau, plus ça caille),on
change de mode.
Là, apparaissent deux tendances.
Le joueur d'équipe, qui, par la force des choses, à besoin de quelqu'un
pour descendre le frigo ou la machine à laver. ("avez-vous fixé le
tambour avec une vis?") Ils sont unis dans cet effort animal,
prestation de virilité en prime. "Envoye mon homme." (pronnoncer
"an'ou'eille")
Au bout d'un moment, y a quand meme que 3 electros en général,
chacun s'installe dans sa phase de porteur solitaire. Même s'il s'agit
deporter un Billy d'Ikea, le niveau de concentration recquis n'est pas
faramineux.
Et là, le hamster mouline dans sa cage. Déménager, vivre à deux, vivre
à un, ici, là bas (tout est neuf et tout est sauvage, certes), galérer,
sacrifier, attendre récolter virevolter perdre remonter s'intaller
s'encrouter repartir, voir ceux des autres revenir, choisir d'être
heureux, et finalement revivre
Il faisait beau au-dessus de la petite Italie hier. On s'est calé au
soleil devant le parc/terrain de foot. Là le niveau de conscience de
soi redescend un peu. On peut de nouveau se laisser porter sans trop
culpabiliser.
Par contre j'ai déconné sur la petite veste printemps par -5 degres. Je
le paye là tout de suite. Mais je vais avoir une voix enrouée de star
pendant au moins 2 heures. Délire.
Oui mais maintenant l'arbre il est comme bob le moche. Me reste plus qu'à déménager.
Nouvelle vue.
To Go List
Pour dire que ça peut être sympa, mais si tu peux, va plutôt au festival d'été de Québec le programme est là. Ah oui aussi:
Amis du théâtre sympa, faut aller voir cette pièce que la critique applaudit avant même de l'avoir vue. C'est du 28 au 31 mars. Calixa-Lavallée. Tél: 514-899-5257