En arrivant à la maison de la fête perpétuelle, j'avais une confiance assez totale dans les karmas de chacun. Tout se déroulât à peu près. La liesse et la joie. Milien se mettrait à faire de la cuisine en plein milieu de la soirée. On finirait par boire aussi ce gros rouge qui tache même pas. Les conversations perdraient leur queue, leur tête, et tout ça ferait un bon bordel.
Même si Verron assumait plutôt bien sa trentaine toute neuve, il flottait de la mélancolie sur certaines zones. Même le commandant Kousto a fermement fait la gueule pour cause de "argh, je suis vieux".
Shit happens man.

Là bas dans le coin se tenait une table ronde qui semblait animer les esprits. Parceque oui,  en début de soirée, ça a pas mal parlé de mioches, finis ou en cours de production. Il y en a 3 de prévus pour dans pas longtemps, alors du coup ça fait trois foix deux six parents très normalement préoccupés par la question. Respect. Pero...
Je me suis donc que diablé et encouragée à incruster une nouvelle conversation. Pour faire changement.
Ne pouvais pas mieux tomber dis donc. On y parlait de contrat, de mariage, de 50-50 et de qu'est ce que je vais te prendre quand on cessera de s'aimer pour se taper surlag.

J'en aurais recraché ma tomate cerise arrosée à la Blanquette de Limoux.
Tu le crois ça? Les deux avec leur sourire entendu de "Mais oui, petite, c'est pas si simple. Il faut savoir prévoir.", "Vous êtes bien naïve Larmina. Huhu."

Pénurie de fierté ou manque de démerde?
C'est un peu le bourdon, un incipit de vie à deux dans une perspective d'échec.

Le deuxième truc qui m'a énervé cette semaine: "La première fois que j'ai eu vingt ans".