Série je fais des rêves, suite et fin.
J'étais donc entrain de passer des auditions. Et j'entendais de partout des "Ok on y va dans 4, 3, 2 ..." "Caméra moteur coupez mais qu'est ce que tu fous dans le champ?"
Et en fait pas du tout. Parceque c'étaient des vrais genses qui criaient ça dans la rue.
A 8h. Du matin. C'est des grands malades.
Donc Montréal, métropole de la jet-set musicale, attire tous les bons de ce monde, y compris ceux qui chantent "Mais je t'ai trouvé dans la brume et je t'ai aimé comme l'écume"
Décor fabuleux: un salon au milieu de la chaussée. Une cuisine pareil. Über vintage.
Le crew
(oui parcequ'équipe de tournage, ça fait ben trop fonctionnaire)
Ils étaient dans la place. Surtout le régisseur rasta qui jonglait non chalently et la veste en cuir qui surfumait parceque tu comprends la pression du tournage.

Les figurants
Sublimes. Ils n'ont pas dû chasser le naturel très fort, parcequ'il est pas revenu au galop. Peut être même un truc qui veut dire un galop qui s'éloigne. Celui qui m'a marqué, et qui en même temps m'a fait un peu de peine, c'est "guy number two".
Le gars habillé en business casual, ou semi formal ça dépend de l'angle, à qui ils ont filé un sac à dos immondissime genre treckeur urbain, et dont la tâche consistait principalement à traverser la rue, d'un air de rien. Il a fallu qu'il ait l'air de rien peut-être douze fois d'affilé.
Le chanteur/euse (on n'est pas arrivés à un accord sur la nature de la voix) était imperceptible, la star, c'était la figurante chagasse qui se langourait sur la table de la cuisine, entre les toasts et les Müeslix grenade-cannelle.

Je m'en fous, j'ai pas MTV.