Des fois, la campagne, c'est pas bien. Le grand air et les espaces verts, ça réussit pas à tout le monde.
Soirée électorale. Chouette. Après être allée voter ce matin (au péril  ma vie car dois-je rappeller que c'était juste après une énormissime prise de sang), je me suis laissé prendre par cet air de printemps mêlé de devoir citoyen.
En rentrant, je compulse les résultats sur cette wow tellement web2.0 page de Cyberpresse. Des petits points rouges et bleus pleuvent partout sur l'île. Normal. Pas de quoi se pitcher sur les murs. Mais alors dès qu'on sort du périmètre de civilisation, Mario enfile son slip des grands jours et fait la gigue (huhu un gigue, c'est du premier chix?) avec pas mal le reste du québec. A 22h18, l'ADQ a 41 sièges. C'est 41 sièges de trop.


Un flair qui louche, un programme de bouse, un vote qui tombe. Voilà ce que s'offre le québec rural. J'ai un peu de peine comme après chaque élection depuis que je suis en âge de rentrer en boîte. Mais là y a malchance. Après Stephen, Mario explose les urnes (et pas que). Une seule solution, et je tiens la proposition de mon collègue de galère politique que je seconde: Demandons l'indépendance de Montréal.

Boulets.

Il me reste plus qu'à préparer mon argumentaire choc pour ma campagne à moi: un programme très simple en un point: déposer le m***** avant les trente glorieuses. Parceque les 27 glorieuses, c'est déjà pour bientôt. Gissém, si tu nous regarde, signe le papier. Tes paupières sont lourdes. Tu es lourd.

Ich bin ein Montrealer. 'stie.